

Le culte du vedettariat fait des siennespar Buz (11.12.04) |
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Le club Alrosa Villa accueille 250 personnes ce soir pour assister au spectacle de Damageplan, formation métal constitué de deux ex-membres du légendaire groupe métal Pantera: le batteur Vinnie Paul et le renommé guitariste Dimebag Darrell. La décision de Dimebag et Vinnie Paul de mettre sur pied Damageplan est à l'origine de la disparition de Pantera, groupe culte pour des milliers d'amateurs de musique métale. Le spectacle débute. Soudainement, Nathan Gale, jeune homme de 25 ans apparemment tout à fait normal, grimpe sur la scène, exprime sa colère face à la dissolution de Pantera, sort un pistolet et tire sur le guitariste vedette à courte distance à plusieurs reprises. Dimebag Darrell rend l'âme sur le champ, ainsi qu'un garde du corps, un employé du club et un fan de la première rangée. Continuant à tiré un peu partout, le jeune fanatique blesse plusieurs autres personnes avant l'intervention d'un policier qui vint mettre un terme à l'horrible scène en même temps qu'il mit un terme à la vie du jeune lunatique Je n'ai jamais été un fan de Pantera donc loin de moi l'idée de faire l'éloge de Dimebag comme étant "ma source d'inspiration en tant que guitariste" ou une légende en matière de métal. D'autres le feront et mieux que moi. Cette nouvelle ne m'affecte pas dans ce sens. C'est la tragédie du fanatisme qui m'inquiète. C'est le résultat de l'envers du vedettariat. Et pourquoi Dimebag? À ce que je sache, personne n'a essayé de tirer à bout portant sur Courtney Love pour avoir empêcher la sortie de la compilation de Nirvana (ou une des 28 905 autres raisons de vouloir en finir avec la veuve de Kurt). Personne n'a essayé de mettre Chris Cornell six pieds sous terre pour avoir laissé à Pearl Jam le fardeau d'être le dernier groupe grunge sur la planète. Personne n'a essayé d'embaumé Lynda Lemay vivante parce qu'elle... a les cheveux doux. En ce sens, l'assissinat de Dimebag me paraît particulièrement insensé. Il ne s'agit pas du Président américain, ici. On ne parle pas d'un homme qui possède une emprise sur le sort des gens. (J'éviterai de faire un parallèle pervers entre un assassinant bête et l'État dans lequel s'est produit ce crime, même État-clé déterminant de l'élection présidentielle de novembre dernier... mais une chose est sure, j'éviterai aussi de mettre les pieds dans cet État aussi longtemps que possible. Si j'veux voir des cowboys et des sillots, j'irai à Seattle, merci.) On ne parle pas non plus d'une querelle qui aurait fait monter la tension pour justifier un geste d'instinct ou d'adrénaline. On parle d'un geste prémidité, d'un plan préparé par un fanatique frustré. On parle d'un véritable cas réel d'une situation presque cinématographique. C'est Stan d'Eminem qui prend vie. Dans mon insensibilité cynique (ou dans mon cynisme insensible), je me suis toujours moqué du monde hip-hop pour son abondance de controverses semblables. Adepte du "drugs, sex & rock'n'roll", j'ai longtemps rit de cette culture "Guns, sex & violence". De 2Pac à 50 Cent, se faire tirer dessus est une badge d'honneur pour ces hurluberlus au califourchon hypergravitationnel. La culture hip-hop serait-elle en train d'envenimer tout le reste ... ©2004.Buzpopman.com Mouahahahaha! |