Francoscénie présente l'Écho d'un Peuple

Un cours d'histoire pas comme les autres

 

Mis sur pied depuis plus de 3 ans par Francoscénie, L'écho d'un peuple est un méga-projet de spectacles alliant théâtre, chant et musique qui se tiendra en plein air trois fois par semaine dès la fin juin 2004.

Le spectacle se veut un récit qui raconte les quelques 400 ans d'histoires des francophones en Amérique, plus particulièrement les événements et personnages historiques francophones de l'Est ontarien. Dans le décor naturel de la forêt Larose (plus précisément à la ferme centenaire Drouin à Casselman), 300 comédiens interpréteront près de mille personnages pour un spectacle mémorable d'une durée de deux heures qui s'inscrit dans le courant des Légendes Fantastiques de Drummondville. En 14 plateaux, les spectateurs seront présentés à Étienne Brûlé, premier francophone en Ontario, Ferdinand Larose, cultivateur de la plus grande forêt cultivée en Amérique, le célèbre Jos Montferrand et bien d'autres encore.

Aucun détail technique n'est officiel pour l'instant mais une chose est certaine : L'écho d'un peuple ne sera pas que du simple théâtre. Projections sur fontaines d'eau, élaboration de scènes pivotantes, arrivée en bateau grandeur nature ne sont que quelques possibilités envisagées. De quoi faire frémir l'enfant intérieur en chacun de nous!

Le projet de Francoscénie tire ses origines d'un spectacle semblable nommé Puy du Fou qui se tient à Vendée en France chaque année et qui attire pas moins de 14 000 personnes par soir! Un noyau d'une cinquantaine de personnes, intéressés à exporter le concept dans la région, s'est vu multiplié en près de 800 personnes en quelques années pour en arriver à l'aboutissement de L'écho d'un peuple. " Ce qui est particulier, c'est qu'à l'habitude, ce sont les artistes qui approchent les gens d'affaires mais là, ce sont les gens d'affaires qui sont venus voir les artistes " explique Richard Lebel, directeur des communications pour Francoscénie.

L'écho d'un peuple porte bien son nom. En plus d'être le reflet de la culture franco-ontarienne, voire franco-canadienne, le gigantesque projet à but non lucratif est monté sur la motivation de plusieurs centaines de personnes; une troupe presque entièrement bénévole. " Ce qui me fascine, c'est de voir la participation de familles entières " rajoute Richard Lebel. S'étant donné tout le mois de février pour recueillir les 350 acteurs bénévoles nécessaires, Francoscénie est plus que satisfait de l'implication de la communauté. À ce niveau, l'organisation a presque rejoint son objectif en le tiers du temps.

L'an dernier, Francoscénie mettait sur pied un projet pilote : un festival de trois jours au cours duquel plus de 12000 personnes se sont déplacés pour participer aux multiples activités. Cette année, le projet prend véritablement vie avec une trentaine de spectacles dans un site prêt à accueillir 1500 spectateurs par représentation. Les billets seront en vente sous peu (possiblement à la fin mars) sur la billetterie du site web de l'événement : www.francoscenie.ca.

Le spectacle est financé par les nombreux commanditaires ainsi que par la vente d'un disque compact aussi nommé L'écho d'un peuple qui comporte la musique et les chants du spectacle. Avec 173 artistes (encore une fois tous bénévoles) dont 3 chœurs/chorales, le disque est d'une richesse sonore étonnante pour une production indépendante qui devrait plaire aux amateurs de légendes historiques. Pour l'instant, le DC est en vente sur le site web de Francoscénie ainsi qu'à quelques points de vente principalement situés dans l'Est ontarien. Les profits du spectacle, eux, serviront à financer l'hôpital Montfort, la préservation de la forêt Larose ainsi qu'à générer un intérêt pour la francophonie ontarienne et la protection de l'environnement.

 

Marc-André Mongrain
La Rotonde, Volume LXXI No.9, 11 février.