Critique de Megaphobe (par Projet Orange)

C’est avec un album nommé Mégaphobe (qui signifie « peur des grandeurs ») que Projet Orange entend agrandir sa portée en introduisant du matériel anglophone à son répertoire. Oh la délicieuse ironie! Mais outre cette contradiction, il faut reconnaître que le jeune groupe québécois s’affirme irrévocablement avec ce deuxième opus. Avec cette dualité linguistique, la voix à la fois puissante et fragile de Jean-Christophe Boies, l’ardeur de certaines pièces et le raffinement de certaines autres, on pourrait croire à une version 2004 de Noir Désir à leur meilleur. Du bon pop avec un soucis de l’originalité et de l’intensité qu’il fait bon entendre.

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